Cette semaine j'ai commencé la phase de terrain de mon étude.
Rappel : mon étude concerne le système racinaire de l'Eucalyptus grandis, particulièrement les racines fines (celles qui se chargent d'alimenter en eau et en nutriments l'arbre - tout le
monde n'est pas spécialiste en forêts...). Nous allons déterminer un coeffcient de passage entre des impacts racinaires comptés sur 1 profil vertical de sol et la biomasse totale du compartiment
racinaire. Génial non ? Une métodologie simple mais précise et rigoureuse basée sur des comptages, ainsi que sur un modèle géométrique, dont nous allons vérifier l'appliction aux peuplements
d'Eucalyptus sur une rotation (6ans). J'effectue la phase de terrain en fin de rotation et le traitement des données sur l'ensemble de la rotation.
Phase de terrain : prélever 400 cubes de sol de 10cm3 de côté - compter les impacts racinaires sur chaque face...

On creuse une tranchée de 2m x 1,5m x 0,8m (ne
pas oublier l'échelle, bonne blague...) dans laquelle on va prélever à différentes profondeurs (5) et différentes distances de la ligne de plantation (3) les fameux cubes (2 cubes complémentaires
par points d'échantillonnage).
Soit 30 cubes par profils de 2m ...
Le travail est fastidieux mais cela reste plaisant parce qu'on est sûr que les prélèvements sont corrects (puisque c'est nous qui les faisons...) :-)
Là je fête l'arrivée du premier cube... Et mon opinel est de la partie (à gauche de l'image).
J'en profite pour vous présenter Eder Araujo da Silva qui est en fait l'ingénieur forestier attaché à la station et qui gère ce qui renvoi au labo de recherches. Il effectue les phases de terrain
de toutes les études, autant dire qu'il ne chôme pas !
à gauche, les fameux cubes en métal
à droite, Eder sur le profil P80 de l'arbre A1, prélève le cube B de profondeur 95 - 105 cm à la distance 20 - 30 cm... OK ?

Un profil type après notre passage...
Et parfois onfait des jolies rencontres.... Avec un peu de concentration on peut distinguer une biche de taille moyenne... Assez loin c'est vrai mais on ne pouvait pas lui courrir après !