Présentation

Jerome Maurice

  • Jérôme Maurice
  • Jerome-a-brasil
  • Homme
  • 13/09/1986
  • étudiant forêt développement durab
  • Elève ingénieur forestier FIF promotion 17 AgroParisTech ENGREF
Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /Juil /2008 19:30
Cette semaine j'ai commencé la phase de terrain de mon étude.

Rappel : mon étude concerne le système racinaire de l'Eucalyptus grandis, particulièrement les racines fines (celles qui se chargent d'alimenter en eau et en nutriments l'arbre - tout le monde n'est pas spécialiste en forêts...). Nous allons déterminer un coeffcient de passage entre des impacts racinaires comptés sur 1 profil vertical de sol et la biomasse totale du compartiment racinaire. Génial non ? Une métodologie simple mais précise et rigoureuse basée sur des comptages, ainsi que sur un modèle géométrique, dont nous allons vérifier l'appliction aux peuplements d'Eucalyptus sur une rotation (6ans). J'effectue la phase de terrain en fin de rotation et le traitement des données sur l'ensemble de la rotation.

Phase de terrain : prélever 400 cubes de sol de 10cm3 de côté - compter les impacts racinaires sur chaque face...

On creuse une tranchée de 2m x 1,5m x 0,8m (ne pas oublier l'échelle, bonne blague...) dans laquelle on va prélever à différentes profondeurs (5) et différentes distances de la ligne de plantation (3) les fameux cubes (2 cubes complémentaires par points d'échantillonnage).

Soit 30 cubes par profils de 2m ...

Le travail est fastidieux mais cela reste plaisant parce qu'on est sûr que les prélèvements sont corrects (puisque c'est nous qui les faisons...) :-)

Là je fête l'arrivée du premier cube... Et mon opinel est de la partie (à gauche de l'image).



J'en profite pour vous présenter Eder Araujo da Silva qui est en fait l'ingénieur forestier attaché à la station et qui gère ce qui renvoi au labo de recherches. Il effectue les phases de terrain de toutes les études, autant dire qu'il ne chôme pas !


à gauche, les fameux cubes en métal

à droite, Eder sur le profil P80 de l'arbre A1, prélève le cube B de profondeur 95 - 105 cm à la distance 20 - 30 cm... OK ?



Un profil type après notre passage...



Et parfois onfait des jolies rencontres.... Avec un peu de concentration on peut distinguer une biche de taille moyenne... Assez loin c'est vrai mais on ne pouvait pas lui courrir après !

Par Jérôme Maurice - Publié dans : general
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Commentaires

Bonjour, Jérôme, sur les photos le sol est réellement sec (bon courrage pour tes prélèvements de bloc de terre), et en me renseignant sur le climat où tu te trouve, j'ai vu qu'au mois d'Aout la pluviométrie est proche de zéro mm de pluie. Comment est ce la flore peut rester aussi dense est verte sachant qu'il n'y a quasiment pas de pluie? Et est ce que l'humidité est importante? Et si oui d'où provient t'elle? Et enfin est ce l'eucalyptus à besoin de beaucoup d'eau pour se développer?
Commentaire n°1 posté par frédéric le 03/08/2008 à 13h38
Bonjour,

D'abord il faut remarquer que sur l'année on enregistre à la station près de 1300mm de précipitations... Donc il y de bonnes potentialités de production végétale de ce point de vue , c'est entre autre ce qui explique la présence de végétation sempervirente relativement dense en + du régime de température. Mais il y a une saison sèche qui dure 2-3 mois pendant lesquels la pluviomètrie est faible (10-15 mm pour les mois les plus secs) et la température moyenne assez élevée (15°C avec des pics à plus de 30) ç'est la période de sécheresse. La réserve en eau du sol, hors nappe phréatique, est également assez faible, car les sols sableux sont assez drainants, le sol est bien sec. Pour la végétation native (cerrado) ça ne pose pas de problème de survie puisqu'elle est bien trés adaptée et contrôle entre autre remarquablement bien ses dépenses en eau, sa croissance se trouve juste ralentie. Pour les plantations ç'est un véritable problème parfois : on observe des dépérissements dans les régions les plus sèches, mais on observe également que l'Eucalyptus peut aller s'alimenter en eau à plusieurs mètres de profondeurs (ici à 10m de profondeur on retrouve des effets sur l'humidité du sol). En effet il consomme beaucoup d'eau et il va rapidement assécher les premiers horizons du sol. Les effets sur les nappes phréatiques et l'ensemble d'un bassin versant n'ont pas réellement été encore étudiés mais on peut déjà s'attendre à des conclusions alarmantes dans les régions plutôt sèches et à nappes peu profondes...
Réponse de Jérôme Maurice le 03/08/2008 à 17h47
Comment qu'c'est momo ? Dis tu joues à copain des bois la avec ton opinel tes tranchées et tout et tout, c'est grosse ambiance de bosser dehors comme ça. Tu fais le touriste de temps en temps aussi ? Bon, je suis au taquet pour venir te voir, tu rentres à Noel c'est ça ? Have fun ++
Commentaire n°2 posté par Marco le 29/07/2008 à 04h59
C ça je suis au taquet  sur le terrain pour tirer mes cubes des tranchées et au labo pour séparer mes racines. En + je bronze !

Biensur de temps en temps on se promène (Minas, Rio, Piracicaba.. voir articles) mais ça faut pas le dire au chef... Je plaisante

A Noël alors ! Bon surf à Honolulu...
Réponse de Jérôme Maurice le 30/07/2008 à 22h30
Un beau protocole rigoureusement appliqué et les données seront bien propres. J'en connais un qui va se faire plaisir à modéliser tout ça ! :-)
Commentaire n°3 posté par Gilles le 23/07/2008 à 11h50
comptez sur moi...
Réponse de Jérôme Maurice le 30/07/2008 à 22h28
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